Les
situations de crise ne préviennent jamais avant de
vous tomber dessus. Elles arrivent un beau matin, après
que l'un des salariés ait eu l'excellente idée
de parler à
la presse sur une vilaine bactérie présente
dans votre production de camemberts*. 3 stratégies
vous sont proposé,
mais souvenez-vous que pour assurer dans votre "contre-attaque",
il vous faudra agir sans attendre ! le mieux étant
encore de faire des simulations préalables pour répondre
efficacement si le cas devait se présenter.
1. Faites diversion : Cette
stratégie essaye tout simplement de modifier la perception de
la crise et déplace le lieu du débat. Vous pouvez très bien contre-attaquer
en disant haut et fort à qui profite effectivement la crise (généralement
un concurrent). Vous pouvez aussi porter la responsabilité sur
autrui (c'est pas moi, c'est lui) ou essayer de noyer le poisson
en communiquant sur un autre sujet dans l'espoir d'être oublié. N'oubliez
pas de dire que bien sûr le pire a été évité et que vos nombreuses
actions (citez-les) ont permis de minimiser l'étendu de la crise.
2. Reconnaissez les faits : Selon
l'ampleur de la crise, il vous faudra agir rapidement et avec fermeté.
Vous pouvez très bien reconnaitre la situation et votre responsabilité,
mais vous devrez dans ce cas assumer l'intégralité des conséquences
qui en découleront (indemnisation, réparation etc...).
Exprimer votre incompréhension sur les faits peut également
vous sortir d'affaire pendant quelques temps, mais votre crédibilité
à long terme risque d'en prendre un coup. En reconnaissant
les faits, vous pouvez en profiter pour dissocier "l'élément
perturbateur"
des autres éléments de l'entreprise et éviter
la contagion à d'autres
produits ou services.
3. Refusez d'admettre les faits : Attention,
dans ce type de stratégie vous avez intéret à tenir la route car
si des faits sont avérés ultérieurement, vous perdrez énormement
de crédibilité (pour ne pas dire toute). Si le refus
d'admettre les faits vous tente, vous pouvez très bien garder
le silence dès le début de la crise. Pas
de communiqué, arrretez vos autres campagnes de pub et faites le
mort... et faites-vous oublier quelques temps.
Autre solution, c'est celle qui consiste à minimiser la crise :
les phrases types "Ce n'est rien de grave, pas d'inquiétude..." peuvent
fonctionner à condition d'être le seul à maitriser
les éléments. Si un laboratoire indépendant débarque
dans votre usine à fromages et constate la présence de bactéries dangeureuses,
là vous êtes grillé.
Enfin, selon les circonstances, vous pouvez toujours prétendre que
vous ne disposez pas de tous les éléments vous permettant de répondre
sur les causes et conséquences de la crise. Absence de rapports,
collaborateurs indisponibles etc...
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cet exemple est inspiré de l'affaire Buffalo-Grill en 2002
sur l'origine des viandes bovines.
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